<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" ><generator uri="https://jekyllrb.com/" version="3.9.2">Jekyll</generator><link href="/feed.xml" rel="self" type="application/atom+xml" /><link href="/" rel="alternate" type="text/html" /><updated>2023-01-10T11:22:11+00:00</updated><id>/feed.xml</id><title type="html">L’Architecture de Ledoux</title><subtitle>Architecture, littérature, philosophie et société au tournant des Lumières</subtitle><entry><title type="html">Appel à communication pour le colloque de juin 2023</title><link href="/articles/2022/12/08/appel-colloque-saline.html" rel="alternate" type="text/html" title="Appel à communication pour le colloque de juin 2023" /><published>2022-12-08T00:00:00+00:00</published><updated>2022-12-08T00:00:00+00:00</updated><id>/articles/2022/12/08/appel-colloque-saline</id><content type="html" xml:base="/articles/2022/12/08/appel-colloque-saline.html">&lt;h1 id=&quot;claude-nicolas-ledoux-dans-le-texte--lectures-de-larchitecture-considérée-sous-le-rapport-de-lart-des-moeurs-et-de-la-législation-1804&quot;&gt;Claude-Nicolas Ledoux dans le texte : &lt;br /&gt;Lectures de L’architecture considérée sous le rapport de l’art, des moeurs et de la législation (1804)&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Colloque de clôture du projet LEDOUX 2020-2023. Architecture, littérature, philosophie et société au tournant des Lumières : L’Architecture considérée sous le rapport de l’Art des mœurs et de la législation de Claude-Nicolas Ledoux, une édition numérique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Labex Les Passés dans le Présent, Université Paris-Nanterre&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;1er, 2 et 3 juin 2023
Saline royale d’Arc-et-Senans&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’Architecture considérée sous le rapport de l’Art, des mœurs et de la législation&lt;/em&gt;, que l’architecte Claude-Nicolas Ledoux fait paraître en 1804, deux ans avant sa mort, est l’ouvrage le plus célèbre et le texte plus fascinant de toute l’architecture moderne européenne. Premier tome d’une oeuvre monument qui devait en compter cinq, cet ouvrage testamentaire au “style magique et poétique” (Cellerier) fait figure de véritable OVNI dans la production architecturale de l’époque. Ledoux y travaille pendant trente années pour l’élaboration de l’illustration (près de 500 planches, dont 125 publiées en 1804), et pendant près de dix ans pour établir un texte de 240 pages. Il conçoit ainsi une œuvre à la mesure de son ambition artistique totale. Or, parmi l’immense bibliographie et historiographie sur Ledoux, essentiellement consacrée à l’œuvre bâti et projeté, le livre lui-même et le texte de &lt;em&gt;L’Architecture…&lt;/em&gt; n’ont que rarement fait l’objet d’études approfondies et &lt;em&gt;a fortiori&lt;/em&gt; exclusives. Quant aux études littéraires, pourtant en pleine réévaluation de cette période du tournant des Lumières, elles l’ont plutôt négligé.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans la lignée des travaux pionniers de Béatrice Didier (qui avait tenté, la première, de situer la plume de Ledoux dans le contexte littéraire du tournant des Lumières), de Mona Ozouf (qui s’intéressa à la représentation livresque de Chaux) et des grandes analyses de Daniel Rabreau (qui a replacé l’écriture mythologique et poétique dans le projet esthétique global de Ledoux), ce colloque se propose de jeter toute la lumière possible sur le livre, la représentation de l’architecture, le texte et l’écriture de Ledoux, dans une approche et un esprit résolument interdisciplinaire, seule démarche à même, par le croisement des regards d’historiens, d’historiens de l’art, d’historiens des idées, de spécialistes de littérature ou de rhétorique…, de percer la densité et l’épaisseur des strates de sens de ce livre hiéroglyphe. 
Cette rencontre plurielle, autour du texte de Ledoux, est le point d’aboutissement d’une démarche collective qui a engagé une quinzaine de chercheurs au sein du projet LEDOUX 2020-2023 du Labex &lt;em&gt;Les Passés dans le Présent&lt;/em&gt; (université de Paris-Nanterre) dans la réalisation d’une édition scientifique et collaborative de &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt;, comportant un double volet, papier et numérique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Accueilli par la Saline d’Arc-et-Senans, institution partenaire du projet LEDOUX, le colloque sera donc l’occasion de partager les acquis de ce travail collectif et de l’enrichir en l’ouvrant aux apports de chercheurs extérieurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ces &lt;em&gt;lectures&lt;/em&gt; de Ledoux, pourront, sans exclusive, explorer les dimensions suivantes :&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;la-fabrique-du-texte-de-larchitecture&quot;&gt;La fabrique du texte de l’Architecture&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Au-delà de la chronologie globale proposée par Gallet et Vidler, qui situe la rédaction entre son emprisonnement à la Force pendant la Terreur et le début du XIXe siècle, comment retracer une généalogie du texte de Ledoux ? Comment &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt; trouve-t-elle à s’inscrire dans un réseau d’autres textes connus de Ledoux (le Manuscrit Calonne, les extraits de la correspondance ou encore le &lt;em&gt;Prospectus&lt;/em&gt; de 1803) qui pourraient en éclairer la genèse et la singularité ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quels éclairages peut apporter l’analyse du vaste réseau d’intertextes qui travaille L’Architecture et qui attend encore de véritables enquêtes d’archéologie textuelle et culturelle ? Entre Anciens (Homère, Ovide, Virgile, Plutarque, Lucien, Cicéron, César, Tacite…) et Modernes (La Fontaine, Fénelon, Diderot, Voltaire, mais aussi Shakespeare, Milton, Thomson, ou encore Gresset ou Gluck…), entre influences (d’une forme, d’un genre..), réécritures (d’un &lt;em&gt;topos&lt;/em&gt;, d’un motif) voire reprises et citations (d’un extrait, d’un passage…), quelles formes prennent ces réappropriations littéraires multiples ? Comment participent-elles concrètement de la fabrique de l’imaginaire esthétique et historique ? Sous &lt;em&gt;l’empreinte&lt;/em&gt; fièrement revendiquée que l’architecte laisse dans la pierre, quelle figure de l’écrivain ces &lt;em&gt;emprunts&lt;/em&gt;, plutôt souterrains, dessinent-ils ? Et pour quels lecteurs ? Des “enfants chéris d’Apollon”, auxquels Ledoux s’adresse explicitement, jusqu’aux lecteurs d’aujourd’hui, comment a-t-on lu et lit-on encore Ledoux ? Avec quelle culture ? Pour quelle expérience ?&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;la-fabrique-des-idées--ledoux-penseur-des-lumières-&quot;&gt;La fabrique des idées : Ledoux, penseur des Lumières ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt; peut bel et bien être envisagée comme une formidable chambre d’échos, au crépuscule du siècle, de la pensée des Lumières. On pourra dès lors s’interroger sur les façons dont se diffusent et se cristallisent, dans le texte, ces grands courants de pensée qui traversent le demi-siècle : le sensualisme, auquel sont acquis de nombreux architectes, l’héritage encyclopédiste, la sensibilité rousseauiste, la pensée économique et physiocratique, la religion comme morale…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans quelle mesure Ledoux fait-il siennes ces idées partagées par le siècle ? Avec quelle singularité et quelle solidité ? Quel type de philosophe est-il ?&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;la-fabrique-des-images--fiction-et-figurations&quot;&gt;La fabrique des images : fiction et figurations&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Les réflexions pourront aussi se réunir autour de la notion centrale d’image, au carrefour des enjeux propre à l’écriture, à l’illustration et à la théorie de la création artistique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De quelle manière l’image travaille-t-elle en profondeur l’écriture et la langue de Ledoux ? Avec quels héritages rhétoriques ? Quels usages de l’univers mythologique ? Selon quelles modalités stylistiques (innovations lexicales, constructions syntaxiques) ? Pour quels réseaux de sens, entre unité et dissémination ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comment l’imagination (celle de l’architecte comme celle du lecteur) s’invite-t-elle au cœur du pacte de fiction qui commande le récit (avec le périple romanesque du voyageur) ou encore la description (avec le recours incessant à une esthétique du &lt;em&gt;tableau&lt;/em&gt;, qu’on pourra interroger) ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Enfin, quels types de relations les images textuelles entretiennent-elles avec les images gravées ?&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;lhistoire-et-la-théorie-des-arts-et-de-larchitecture&quot;&gt;L’histoire et la théorie des arts et de l’architecture&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Comment situer l’entreprise éditoriale de Ledoux dans l’histoire du livre et de la théorie d’architecture, tant à l’époque moderne (une histoire qui reste d’ailleurs à écrire, malgré des travaux consacrés à l’Italie ou encore l’Angleterre) qu’au début du XIXe siècle, (période charnière pour l’édition en général et le livre d’architecture en particulier) ? Que représente &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt;, entre le &lt;em&gt;Livre d’architecture de Boffrand&lt;/em&gt; (1745), les grandes monographies de la fin du XVIIIe siècle, comme la &lt;em&gt;Description des écoles de chirurgie de Gondouin&lt;/em&gt; (1780), et les recueils de modèles du début du siècle suivant, comme l’&lt;em&gt;Architecture civile&lt;/em&gt; de Dubut (1803) ou les recueils de Krafft, et les ouvrages pédagogiques, comme le &lt;em&gt;Précis des leçons d’architecture&lt;/em&gt; de Durand (1802-1805) ? Quels liens le projet de Ledoux entretient-il avec d’autres écrits théoriques, aux ambitions parfois littéraires, comme les textes de Boullée et les Lettres sur l’architecture de Viel de Saint-Maux (1779), par exemple ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais c’est aussi le rapport que l’architecte entretient avec l’Antiquité et les œuvres modernes, la Renaissance italienne et la création française des XVIIe et XVIIIe siècles, qu’il est possible d’examiner plus précisément à la lecture fine du texte de &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt;. Quelle est donc la culture architecturale de Ledoux ? Est-elle simplement livresque pour ce qui regarde les sites et édifices lointains ? N’a-t-il jamais vraiment fait l’expérience des sites antiques et des monuments modernes qu’il décrit à l’appui d’une démonstration ? Enfin, comment s’exprime, dans son texte, l’admiration inspiratrice qu’il porte aux peintres, aux sculpteurs, mais aussi l’intérêt qu’il montre pour l’art des jardins ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les propositions de communications (3000 signes maximum) sont à envoyer avant le 31 décembre 2022.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;à : &lt;a href=&quot;mailto:fabrice.moulin@parisnanterre.fr&quot;&gt;fabrice.moulin@parisnanterre.fr&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;dominiquemassounie@gmail.com&quot;&gt;dominiquemassounie@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;comité-dorganisation&quot;&gt;Comité d’organisation&lt;/h3&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Fabrice Moulin, Paris-Nanterre, CSLF (litt&amp;amp;phi / ILHAM)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Dominique Massounie, Paris-Nanterre, H-Mod/HAR&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Isabelle Sallé, Saline royale d’Arc-et-Senans&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h3 id=&quot;comité-scientifique&quot;&gt;Comité scientifique&lt;/h3&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Emmanuel Chateau-Dutier, professeur agrégé, Université de Montréal&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Marianne Cojannot-Le Blanc, professeure, Université Paris-Nanterre&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Michel Delon, professeur émérite, Université Paris-Sorbonne&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Colas Duflo, professeur, Université Paris-Nanterre, IUF&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Ségolène Le Men, professeure émérite, Université Paris-Nanterre, IUF&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Hugues Marchal, professeur, Université de Bâle, IUF&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Élise Pavy-Guilbert, maîtresse de conférences, Université Bordeaux-Montaigne, IUF&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content><author><name></name></author><category term="articles" /><summary type="html">Claude-Nicolas Ledoux dans le texte : Lectures de L’architecture considérée sous le rapport de l’art, des moeurs et de la législation (1804)</summary></entry><entry><title type="html">Un modèle de contenu pour l’histoire de l’art</title><link href="/articles/2021/10/26/ledoux-ecrivain.html" rel="alternate" type="text/html" title="Un modèle de contenu pour l’histoire de l’art" /><published>2021-10-26T00:00:00+00:00</published><updated>2021-10-26T00:00:00+00:00</updated><id>/articles/2021/10/26/ledoux-ecrivain</id><content type="html" xml:base="/articles/2021/10/26/ledoux-ecrivain.html">&lt;p&gt;Par &lt;em&gt;Emmanuel Chateau-Dutier&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Caroline Corbières&lt;/em&gt;, texte de la présentation au Colloque annuel de la TEI 2021. Voir aussi le dépôt en ligne &lt;a href=&quot;https://github.com/publicarchi/objectModel/&quot;&gt;https://github.com/publicarchi/objectModel/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En tant que modèle consacré à la représentation du texte, la Text Encoding Initiative (TEI) n’est pas principalement orientée vers la description des objets patrimoniaux. Néanmoins dans différents contextes les éditeurs peuvent avoir à faire avec des manuscrits ou des textes inscrits sur des supports qui présentent des qualités matérielles et physiques. Par ailleurs, la TEI a souvent été mobilisée en histoire de l’art dans des projets pionniers (Château-Dutier 2021). Afin de faciliter la description des objets patrimoniaux, le Consortium de la TEI a récemment introduit un nouvel élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;object&amp;gt;&lt;/code&gt; dont la création était réclamée depuis plusieurs années (Cojannot-Leblanc Chateau-Dutier 2015, TEIC/TEI Issue #327, Raybuck et Stanley 2019). Son modèle de contenu s’inspire de celui de l’élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;msDesc&amp;gt;&lt;/code&gt;. S’il s’avère très riche et approprié pour la description des manuscrits et de leurs caractéristiques matérielles (support, reliure, écritures, enluminure et ornementation, montage des cahiers, etc.) ce modèle manque de généricité pour couvrir l’ensemble des besoins communs des historiens de l’art. Or, certaines entreprises d’édition numérique peuvent avoir besoin de documenter des œuvres au même titre qu’elles traitent les personnes, les organisations ou les lieux en ayant recours aux entités définies dans le module &lt;em&gt;namesdates&lt;/em&gt; de la TEI.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;contexte-du-projet&quot;&gt;Contexte du projet&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le travail que nous présentons a notamment été réalisé dans le cadre du projet d’édition de &lt;em&gt;L’Architecture considérée sous le rapport de l’Art des mœurs et de la législation&lt;/em&gt; de Claude-Nicolas Ledoux qui est l’ouvrage à la fois le plus célèbre et le plus énigmatique de toute l’architecture moderne européenne. L’illustration de l’ouvrage est remarquable tant par l’ambition que la qualité de sa gravure. Des cinq tomes annoncés par le prospectus, seul le premier volume a paru en 1804. Mais Ledoux travailla durant trente années à l’illustration de l’ensemble, ce dont témoignent les deux autres volumes édités par l’architecte Ramée en 1847, et un important recueil factice conservé à la BHVP aujourd’hui numérisé, ainsi que diverses planches isolées souvent restées inédites.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si la célébrité du texte de 1804 a justifié quelques réimpressions, &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt; de Ledoux n’a jamais encore fait l’objet d’une véritable édition scientifique. En outre l’intégralité de son projet éditorial n’a pu être étudiée faute d’avoir rassemblé et analysé de manière systématique l’ensemble des planches (près de 500) et plusieurs manuscrits qui témoignent de la préparation de l’entreprise (prospectus, brouillons pour le développement, correspondance). Nous nous sommes proposés d’entreprendre une édition critique numérique destinée à élucider les différents niveaux de lecture du texte de 1804, en associant l’approche littéraire à l’histoire des idées politiques et artistiques du XVIIIe siècle. Afin de rendre compte de la dialectique nouvelle introduite par Ledoux entre le texte et l’image, le matériel iconographique fait l’objet d’un inventaire systématique qui suppose l’identification des dessins préparatoires et gravures dans les collections publiques et privées, et d’une étude approfondie des différents états des planches afin d’affiner la chronologie de la préparation de l’ouvrage. Il s’agit donc de restituer le travail inachevé de Ledoux et toute sa morale et didactique sur le rôle de l’architecture tant dans la société de l’Ancien régime que pour la nouvelle République.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le projet présente donc des défis importants en matière de description des gravures puisqu’il s’agit de rendre compte de phénomènes éditoriaux complexes et de documenter les états tout en les mettant en rapport avec l’Œuvre projeté par l’architecte. Dans son état actuel, le modèle de contenu de l’élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;object&amp;gt;&lt;/code&gt; ne permet ni de traiter des gravures ni des édifices, dont la description peut reposer sur des modèles documentaires spécialisés en histoire de l’art et en bibliographie. Deux ontologies, compatibles entre elles, dominent ces deux domaines. D’une part le modèle conceptuel de référence du CIDOC pour les objets muséaux (CIDOC-CRM), d’autre part les Fonctionnalités requises des notices bibliographiques (FRBR) et le Modèle de référence des bibliothèques (LRM), dont les déclinaisons orientées objet permettent l’utilisation avec CIDOC-CRM.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Plusieurs formats XML implémentent ces modèles abstraits comme Lido pour l’échange de notices muséales, et RDA pour la description bibliographique notamment. Si Lido couvrait bien les besoins documentaires pour la description des gravures, il réclamait la mise au point de règles internes pour renseigner les états. Surtout, c’est plutôt un format d’échange qu’un format d’édition. Quant à RDA, le format n’est pas ouvert et sa déclinaison dans le domaine français en Intermarc de nouvelle génération pour la description des gravures n’a pas encore été complètement achevée. Quoiqu’il en soit, le projet consistant à proposer une édition de l’œuvre de Ledoux, il nous paraissait plus adéquat de ne pas séparer la description des gravures de l’édition du texte. L’image occupe en effet une place essentielle dans le projet éditorial de l’auteur. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de travailler sur une extension du modèle de contenu de l’élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;object&amp;gt;&lt;/code&gt; afin que la TEI puisse mieux être mise à profit en histoire de l’art.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;principes-de-développements&quot;&gt;Principes de développements&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Depuis les développements introduits par la Proposal 5 de la Text encoding initiative, les chercheurs des disciplines historiques disposent de plusieurs éléments pour décrire de manière détaillée les entités telles que les personnes, les lieux ou les groupes (Driscoll 2006, Wittern, Ciula et Tuohy 2009). Ces additions permettent d’utiliser la TEI pour des travaux prosopographiques ou onomastiques soit dans le cadre de rétroconversion d’ouvrages spécialisés soit pour la préparation de répertoires et d’index qui sont liés à des éditions.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le modèle de contenu de ces entités historiques est destiné à recevoir un ensemble de déclaration ou d’assertions qui appartiennent à trois groupes conceptuels : les traits, les états et les événements parmi lesquels se classent les sous-éléments. Il s’agit d’un modèle abstrait particulièrement riche et expressif pour prendre en charge l’information historique. Conceptuellement, le modèle est compatible avec l’ontologie CIDOC-CRM qui est une ontologie orientée événement comme l’ont montré les travaux du SIG ontologie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La personnalisation que nous proposons essaye autant que possible de réutiliser les structures déjà adoptées pour les modèles de contenu des personnes, des lieux ou des organisations afin d’étendre celui de l’élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;objet&amp;gt;&lt;/code&gt;. Rien ne justifiait que le nouvel élément ne dispose pas des trois éléments génériques &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;state&amp;gt;&lt;/code&gt;, &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;event&amp;gt;&lt;/code&gt; et &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;trait&amp;gt;&lt;/code&gt; disponibles pour les autres entités. Aussi, lorsque de nouveaux éléments ont été créés, ceux-ci ont suivi des modèles comparables à ceux généralement adoptés dans la TEI pour leur nommage, leur organisation dans le système de classe ou leur modèle de contenu. De la même manière, les nouveaux éléments héritent des classes génériques définies par la TEI pour les attributs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Afin de garantir la compatibilité du nouveau modèle de contenu de l’élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;object&amp;gt;&lt;/code&gt; avec le CIDOC-CRM, les choix de modélisation que nous avons opérés ont été guidés par une modélisation préalable avec cette ontologie en s’inspirant de modèle d’application comme LinkedArt. Ce travail, nous a amené à identifier plusieurs améliorations ponctuelles des sous-éléments disponibles dans &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;person&amp;gt;&lt;/code&gt;, &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;place&amp;gt;&lt;/code&gt; et &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;org&amp;gt;&lt;/code&gt; pour mieux prendre en charge, par exemple, la description des événements.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;description-des-divergences-et--des-nouveautés&quot;&gt;Description des divergences et  des nouveautés&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Voici la présentation des principales modifications introduites pour l’élément objet dont certaines peuvent par ailleurs inspirer des adaptations pour les autres entités historiques (person, places, org, msDesc).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le domaine de l’histoire de l’art et du patrimoine culturel, la description des artefacts ne peut pas toujours reposer sur un nom ou un titre. En effet, certains artefacts culturels appartiennent plutôt à des séries ou des ensembles qui sont catalogués par l’utilisation de catégories. Dès lors, les sous-éléments &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;objectName&amp;gt;&lt;/code&gt; forgés sur le même modèle que &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;placeName&amp;gt;&lt;/code&gt;, &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;persName&amp;gt;&lt;/code&gt; et &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;orgName&amp;gt;&lt;/code&gt; ne sont pas suffisants pour rendre compte d’un objet. Le nouvel élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;objectIdentifier&amp;gt;&lt;/code&gt; introduit au moment de la création de l’élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;object&amp;gt;&lt;/code&gt; ne résout pas complètement la question car il permet seulement de fournir des indications de localisation et d’identification comme on le fait actuellement dans la TEI pour la description des manuscrits à l’intérieur de &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;msDesc&amp;gt;&lt;/code&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous avons donc jugé bon d’introduire un nouvel élément pour regrouper les informations de classification qui suit les pratiques adoptées dans le monde muséal avec Lido ou dans LinkedArt. Lido distingue la catégorie d’un objet de sa classification, toutefois cette distinction n’est pas évidente. Dans LinkedArt, on utilise une description à deux niveaux qui permet de préciser la nomenclature en utilisant un type et une classification. Après avoir dans un premier temps songé à un nouvel élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;objectClassification&amp;gt;&lt;/code&gt; qui aurait pu contenir des sous-éléments &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;classification&amp;gt;&lt;/code&gt; et &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;category&amp;gt;&lt;/code&gt;, nous avons finalement opté pour l’utilisation d’un élément générique &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;classification&amp;gt;&lt;/code&gt; contenant des sous-éléments &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;category&amp;gt; &lt;/code&gt;comme cette structure peut également s’avérer utile pour la description des personnes, des lieux et des organisations. Les sous-éléments &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;category&amp;gt;&lt;/code&gt; peuvent au besoin être typés pour répliquer le typage à deux niveaux utilisés par LinkedArt.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans sa version actuelle, le modèle de contenu de &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;object&amp;gt;&lt;/code&gt; permet de décrire la reliure, le support ou encore l’écriture mais dans le contexte de la description d’objets culturels, ces modèles de contenus ne sont pas entièrement adaptés à la description des objets architecturaux ou des œuvres d’art. L’introduction d’un nouvel élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;mediumDesc&amp;gt;&lt;/code&gt; nous a paru compléter utilement le modèle de contenu de &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;object&amp;gt;&lt;/code&gt;. Cet élément conçu sur le modèle de &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;physDesc&amp;gt;&lt;/code&gt;, &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;bindDesc&amp;gt;&lt;/code&gt; ou &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;supportDesc&amp;gt;&lt;/code&gt;, peut contenir alternativement une description libre ou une description structurée avec un nouveau sous-élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;medium&amp;gt;&lt;/code&gt; qui est répétable et qui peut être lié à des vocabulaires.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les événements résident au cœur du modèle CIDOC-CRM qui considère la vie des objets culturels. Un artefact peut être affecté par divers événements qui conduisent à sa fabrication, sa transformation ou sa restauration, voire sa destruction ou encore son déplacement. Aussi, il nous a paru possible de rendre le modèle de contenu de l’élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;event&amp;gt;&lt;/code&gt; beaucoup plus cohérent avec CIDOC-CRM moyennant quelques ajustements simples. Dans l’ontologie CIDOC-CRM, les événements mettent en présence des acteurs, des lieux et des entités temporelles. Pour suivre ce modèle, nous avons créé un sous-élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;participant&amp;gt;&lt;/code&gt; pour regrouper des acteurs avec un rôle &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;role&amp;gt;&lt;/code&gt;, et rendu disponible les éléments &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;placeName&amp;gt;&lt;/code&gt; et &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;date&amp;gt;&lt;/code&gt;. Ces ajouts ne changent rien à l’utilisation habituelle de l’élément mais permettent une utilisation plus expressive d’un point de vue historique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les choix opérés pour l’extension du modèle de contenu de l’élément &lt;code class=&quot;language-plaintext highlighter-rouge&quot;&gt;&amp;lt;object&amp;gt;&lt;/code&gt; que nous proposons ont été directement informés par une modélisation avec CIDOC-CRM. Comme ce modèle conceptuel de référence peut être utilisé de manière différente pour modéliser certains événements, nous avons choisi de nous baser sur deux utilisations récentes dans le domaine de l’histoire de l’art et du patrimoine (LinkedArt et SARI). Ainsi, il était facilement possible de proposer des mapping du nouvel élément objet vers CIDOC-CRM ainsi qu’une conversion vers RDF en XQuery.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En vue de simplifier la conversion vers RDF, nous suggérons l’emploi d’un jeu d’attributs qui s’inspire des exemples mentionnés dans les &lt;em&gt;Guidelines&lt;/em&gt; pour la description des relations ou l’utilisation de CIDOC-CRM dans la documentation des éléments pour faire référence à des vocabulaires ou des ontologies (https://tei-c.org/release/doc/tei-p5-doc/en/html/ref-relation.html, https://tei-c.org/release/doc/tei-p5-doc/es/html/TD.html). Notre utilisation diffère par l’emploi de l’attribut @key pour le nom de l’entité.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;conclusion&quot;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Comme vous l’aurez compris, nous avons privilégié une personnalisation simple qui respecte généralement le modèle de contenu des entités historiques de la TEI tout en préservant la rétrocompatibilité du modèle. L’ensemble de ces propositions ont fait l’objet d’une spécification en ODD et d’une documentation accessible en ligne. Des scripts de conversion vers CIDOC-CRM ont été rédigés en XQuery. De notre point de vue, cette personnalisation de la TEI nous paraît mieux servir les besoins de la TEI pour l’histoire de l’art mais pourraît aussi plus largement bénéficier aux modèles de contenus destinés à la description des manuscrits. Somme toute, les textes inscrits sont bel et bien des artefacts culturels, et les possibilités actuellement offertes par la TEI restent trop limitées pour la description des enluminures notamment. Nous invitons donc la communauté à engager une réflexion sur le modèle de contenu d’object en lien avec un travail sur la description des manuscrits.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;bibliography&quot;&gt;Bibliography&lt;/h2&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Allemang, Dean, James A Hendler, et Fabien Gandon. 2020. &lt;em&gt;Semantic Web for the Working Ontologist: Effective Modeling for Linked Data, RDFS, and OWL&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;
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  &lt;li&gt;Guillem, Anais, George Bruseker, et Paola Ronzino. 2017. « Process, Concept or Thing? Some Initial Considerations in the Ontological Modelling of Architecture ». &lt;em&gt;International Journal on Digital Libraries&lt;/em&gt; 18 (4): 289‑99.&lt;a href=&quot;https://doi.org/10.1007/s00799-016-0188-0&quot;&gt; https://doi.org/10.1007/s00799-016-0188-0&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
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&lt;/ul&gt;</content><author><name></name></author><category term="articles" /><summary type="html">Par Emmanuel Chateau-Dutier et Caroline Corbières, texte de la présentation au Colloque annuel de la TEI 2021. Voir aussi le dépôt en ligne https://github.com/publicarchi/objectModel/</summary></entry><entry><title type="html">L’Œuvre gravé et l’édition de L’Architecture : État des connaissances</title><link href="/articles/2020/06/14/gravure-etat-connaissance.html" rel="alternate" type="text/html" title="L’Œuvre gravé et l’édition de L’Architecture : État des connaissances" /><published>2020-06-14T00:00:00+00:00</published><updated>2020-06-14T00:00:00+00:00</updated><id>/articles/2020/06/14/gravure-etat-connaissance</id><content type="html" xml:base="/articles/2020/06/14/gravure-etat-connaissance.html">&lt;p&gt;Par &lt;em&gt;Dominique Massounie&lt;/em&gt;, texte de travail pour le webminaire du 18 juin 2020&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous allons collectivement contribuer à l’élucidation de &lt;em&gt;L’Architecture
considérée sous le rapport de l’art, des mœurs et de la législation&lt;/em&gt;. Ce
texte, réputé avoir été rédigé par Ledoux durant son emprisonnement,
entre novembre 1793 (9 frimaire an II) et janvier 1795 (23 nivôse an
III), soit près de quatorze mois, est constitué d’une introduction et de
nombreuses notices accompagnant les plans, coupes, élévations et vues
perspectives de la Saline royale d’Arc-et-Senans, de diverses
constructions dans le territoire environnant, du projet de ville de
Chaux et du théâtre de Besançon. Publié en 1804, ce volume seul le fut
du vivant de Ledoux. Il contient cent vingt-cinq planches, mais l’Œuvre
gravé de cet architecte est bien plus considérable. Je vous propose dans
cette présentation un premier bilan des connaissances que nous avons de
l’illustration de l’Œuvre bâti et projeté et du projet de publication de
&lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;lillustration&quot;&gt;L’illustration&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;La publication de &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt; en 1804, tome premier, n’est que
l’aboutissement d’une longue entreprise débutée durant la décennie 1770. Depuis la Renaissance, les architectes réputés avaient pour
habitude de faire graver les plans des édifices les plus importants
édifiés par leurs soins, mais aussi souvent ceux de leurs meilleurs
projets. Ledoux perpétue donc une tradition lorsqu’il s’adresse en tout
premier au graveur François Noël Sellier (né en 1737, Ledoux en 1736) au
moment où il travaille au dessin des édifices de la saline royale
d’Arc-et-Senans (maison du directeur, logement des ouvriers,
bernes,…). Quelques planches sont datées : 1776, 1777 ou encore 1781.
Ces premières planches, antérieures à la Révolution, sont de deux
sortes. Les édifices sont présentés en perspective dans un environnement
paysager : la porte de la saline, la maison du directeur, la maison de
M. Witt. Les autres sont des planches d’architecture, qui fournissent à
ceux qui savent les lire, les informations indispensables pour voir les
détails de la construction, soit les plans, les élévations, les coupes
des édifices. Certaines planches regroupent plusieurs plans (hôtel
d’Hallwyl, grenier à sel de Compiègne), d’autres deux élévations
(palais de Mme du Barry, rue d’Artois), une coupe et une élévation ou
encore les trois formes de représentations. Leur composition varie
d’ailleurs et devra faire l’objet d’un examen systématique, un travail
qui sera confié au doctorant recruté dans le cadre du projet. Il existe
plusieurs versions de la porte de la saline qui laissent penser que
Ledoux, conscient de l’ampleur de la tâche, cherche rapidement plusieurs
interprètes compétents parmi les graveurs parisiens (trois versions,
publiées dans l’édition De Nobele en 1962, celle de Varin connue, une de
L. F. Duruisseau, datée 1780, très maladroite, et une dernière du
graveur Delagardette). L’étude matérielle des gravures reste à faire.
Elle est fondamentale pour la datation de l’illustration.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les graveurs se succèdent ou pour beaucoup travaillent simultanément
jusqu’à la décennie 1790. Sellier est l’interprète de la première
heure : il participe à la gravure de la saline mais aussi des hôtels
d’Hallwyl et d’Uzès, de Thélusson, des châteaux de Mauperthuis et de
Bénouville, des édifices pour Mme du Barry et les maisons
Saint-Germain, Guimard, Tabary, Witt, de la bergerie de la
Roche-Bernard. Il collabore avec Angélique Moitte, pour la vue
perspective de la bergerie ; cette dernière représente aussi le marché
de la ville de Chaux. Ledoux emploie Pierre-Gabriel Berthault, dont on
connaît plusieurs vues gravées des événements de la Révolution, un
spécialiste de la perspective, excellent graveur d’architecture. Les
frères Varin, Joseph et Charles-Nicolas collaborent durablement avec
l’architecte : le premier grave la perspective de Besançon, le second
le frontispice de &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt;. Tous deux sans doute représentent
l’hôtel de ville de Neuchâtel. Bovinet (peut-être pas Edme, né en
1767) exécute la vue perspective du pont sur le Loue, et avec Coquet
celle de la maison du directeur, de l’Oïkema et de la forge à canons.
Coquet succède à Sellier pour représenter en perspective la caisse
d’escompte, seconde version ; il grave des maisons de campagne.
Nicolas Ransonnette, graveur de Monsieur, bien connu pour s’être associé
au début du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle à l’architecte Jean-Charles Krafft
pour les recueils des maisons modernes de Paris et des environs, est un
fidèle de Ledoux : il signe dix planches dans le premier tome, des
propylées et les maisons Hosten. Il partage avec Varin l’illustration de
la ferme générale. À Van Maëlle, on doit les propylées de la rue aux
Rats ou temples grecs péristyles, la patache de la Rapée, le bateau qui
patrouille sur la Seine pour la perception de l’octroi, plusieurs autres
barrières et la plupart des plans du palais de justice et des prisons
d’Aix. L’entresol du palais de justice est signé par la « femme
Groux », tandis que les coupes et élévations sont exécutées par Varin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Plusieurs graveurs travaillent donc simultanément à l’illustration d’un
même édifice. Peut-être certaines planches sont-elles également revues à
une date ultérieure. Ces questions devraient pouvoir être éclairées.
Mais Van Maëlle semble être l’interprète le plus efficace de ce que
Michel Gallet appelle le style radical, qualifié de révolutionnaire par
d’autres (Gallet, 1980, p. 223), c’est-à-dire les gravures les plus
sobres et en même temps les plus surprenantes par la modernité de la
représentation comme celles de la maison de campagne de la princesse de
Conti, de la maison de plaisir, des barrières, du vestibule de Thélusson
vu depuis la grotte, des plans de la maison de négociant et de
nombreuses maisons de campagne. Delettre grave plusieurs propylées. Un
Nicolas Louis Rousseau exécute la maison de commerce de la rue
Saint-Denis. Sixdeniers représente des guinguettes, mais aussi la
fameuse vue sous le pont de l’école rurale de Meilland. Nicolas François
Joseph Masquelier, graveur en taille douce, réalise la vue du palais
épiscopal de Sisteron, le bas-relief du fronton de la maison Hosten, en 1793. On trouve aussi les signatures de J.-J. De la Porte, Bordier
(vestibule de Thélusson), Geoffroy (pl. 76 des &lt;em&gt;Inédits&lt;/em&gt;, maison de
campagne), Héluis, Boutrois (&lt;em&gt;Inédits&lt;/em&gt;, « Maison de M. de … »), Simon
associé à Van Maëlle, Coigny et Crépy auteurs des frises de la barrière
d’Enfer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Toutes les gravures ne sont pas signées : qui exécute les deux vues
inversées de l’arc triomphal de l’hôtel Thélusson ? Ledoux, formé à la
gravure d’après l’architecte Jacques Cellerier, s’est-il parfois passé
d’interprète ? Voici quelques-unes des questions auxquelles le
doctorant devra répondre, aidé par l’équipe scientifique mais aussi nos
partenaires des bibliothèques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le nombre des gravures est très important, un demi-millier : rassemblées
dans une base de données en cours d’élaboration elles seront intégrées à
l’édition numérique. Elles sont conservées dans diverses bibliothèques
et dans des collections privées pour celles regroupées dans les deux
volumes de 1804 et 1846 (Londres) puis 1847 (Paris) pour l’édition
Ramée. Le troisième grand ensemble est celui des Inédits, rassemblés
dans un recueil factice, avec des dessins, conservé à la Bibliothèque
historique de la Ville de Paris (publié par Gallet, Inédits, 1991). Il
existe également quelques gravures dispersées : dans la collection
Maciet à la Bibliothèque des Arts décoratifs (la numérisation est en
cours, tout comme celle du Ramée de 1847), à la Bibliothèque nationale
dans la série topographique du département des Estampes (série Va,
numérisation prévue) mais aussi dans les fonds des graveurs français,
aux Archives de la Seine-et-Marne pour la vue du village de Mauperthuis
(AD 77, 6 Fi 171) et quelques autres localisées ou à découvrir. Deux
élévations du palais du Landgrave de Cassel étaient autrefois dans la
collection Jean-Charles Moreux. Quelques dessins préparatoires sont
connus : celui de la vue du théâtre projeté pour Marseille (collection
Tchoban), la vue des écuries de Mme du Barry (Librairie-Galerie Cambon,
catalogue n° 15). D’autres sont conservés en Angleterre, aux Pays-bas, à
Sceaux, à Besançon, à Aix (Gallet, 1980, p. 6). Mais le plus frustrant
est que presque tous ont disparus ; les deux cent soixante-treize
dessins qui ont été envoyés en Russie à la veille de la Révolution n’ont
pas été localisés (sont-ils détruits ?).&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;le-projet-éditorial--éléments-de-chronologie-et-danalyse&quot;&gt;Le projet éditorial : éléments de chronologie et d’analyse&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Avant de concevoir le tome premier de &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt;, l’architecte
offre des recueils de planches, tous différents a priori ; deux étaient
connus jusqu’alors ; j’ai pu localiser un troisième recueil offert à
l’Académie de Lyon en 1782.&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;Le plus ancien est le &lt;strong&gt;recueil Joly de Fleury&lt;/strong&gt;, de la collection
Carlhian : offert en 1781 au contrôleur général des finances,
reliure aux armes du marquis d’Estampes : « Ce livre m’a été donné
le 28 avril 1791 par M. de Fleury, mon oncle, ministre d’État. »
Il comporte quarante-huit feuilles regroupant soixante-dix-huit
gravures (cuvettes).&lt;br /&gt;
À LOCALISER.&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;Vient ensuite le &lt;strong&gt;recueil de Lyon&lt;/strong&gt; (inédit), offert à l’Académie
en 1782.&lt;br /&gt;
À DÉCRIRE.&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;Puis le &lt;strong&gt;recueil Lefèvre d’Ormesson&lt;/strong&gt; (Henri François de Paule
III L. d’O.), successeur de Joly de Fleury, relié à ses armes, qui
lui fut certainement offert en 1783 et qui est conservé à Rome,
Biblioteca romana Sarti (Accademia di San Luca), contenant 85
gravures.&lt;br /&gt;
À ÉTUDIER.&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;recueil Doucet&lt;/strong&gt;, conservé à la bibliothèque de l’INHA (Fol Res
169) numérisation programmée) n’a été relié qu’au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;
siècle, il contient pourtant plusieurs états « primitifs » de la
gravure, comme celui de la carte du Val d’Amour, gravée par Dupuis, sur
laquelle la ville projetée ne laisse pas encore planer son ombre, ou
encore le premier projet de la façade de la maison Tabary. Deux volumes
sont rassemblés sous la même cote et, dans le second, Ledoux voisine
avec d’autres architectes. Ils contiennent cent soixante gravures
réparties sur cent quarante-six planches.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le recueil des Inédits de la BHVP publié par Gallet en 1991 (aujourd’hui
numérisé et accessible en ligne) est constitué de planches collées dans
un volume au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle également, peut-être par Daniel
Ramée. Certaines planches sont inachevées, numérotées, annotées à la
mine de plomb, les paysages sont esquissés : au moins quelques-unes de
ces planches ont servi à Ledoux pour élaborer la gravure finale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La publication du &lt;em&gt;Prospectus&lt;/em&gt; en 1802 est précédée de plusieurs
annonces qui nous informent que Ledoux envisageait de publier avant la
Révolution. La première mention de &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt; est donnée par
Thiéry dans son A&lt;em&gt;lmanach du voyageur à Paris&lt;/em&gt; en 1784 (p. 336 ;
Gallet, 1980, p. 224) - l’architecte obtient le chantier des propylées
en juin – puis dans le &lt;em&gt;Guide des étrangers&lt;/em&gt; en 1787. En 1789, la
publication semble imminente puisque Varin grave le frontispice et
Ledoux se sépare de deux cent soixante-treize dessins, réceptionnés en
Russie à la fin de l’année. Le lettriste Dien compose également la page
de titre. La décennie 1780 est donc celle durant laquelle le projet se
précise, celui de rassembler, en plusieurs livraisons, l’Œuvre bâti
voire projeté (Chaux) de l’architecte. Avait-il alors prévu d’associer
un texte à l’image ? Les premiers recueils destinés aux ministres et à
l’Académie de Lyon n’en n’ont pas. Peut-on d’un autre côté imaginer
ces grandes planches livrées au public sans explication ? Le souhait de
transmettre son Œuvre à la postérité est une motivation partagée mais
Ledoux n’avait-il pas déjà une ambition pédagogique ? Nous devrons
essayer de le déterminer. Avant la publication de 1804, en 1802,
« Ledoux surveille chez Perronneau l’impression de &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt; »
(Gallet, 1980, p. 256) et un &lt;em&gt;Prospectus&lt;/em&gt; annonce la souscription en
précisant le contenu des volumes successifs. Le post-scriptum est très
précieux pour comprendre la nature de la publication :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;L’ouvrage est fait et gravé par les meilleurs artistes. La typographie,
caractères Didot, sera de la plus grande recherche et confiée aux
presses de C. F. Patris.&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;Le premier volume, contenant cent dix-huit planches [finalement 125],
y compris quarante vues perspectives [40 avec celle très singulière du
cimetière de Chaux], trois cent motifs, paraîtra au commencement de
l’année 1803. Broché, prix, douze louis. En papier vélin, avant la
lettre, vingt-quatre louis.&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;On ne paiera qu’en recevant l’ouvrage, qui sera distribué dans l’ordre
de l’inscription. On tirera à petit nombre.&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;Cent exemplaires de l’ouvrage sont destinés à ceux qui cultivent les
Arts. Ils pourront les prendre, à l’adresse ci-dessous, par livraisons
partielles, dont le prix sera de vingt-quatre livres. Le texte leur sera
livré avec la dernière livraison.&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;S’adresser, pour les souscriptions différentes, à M. Heû, maison de
l’auteur, rue Neuve-d’Orléans, N°227, à Paris. On affranchira le port.&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;C. F. Patris, Imprimeur de l’Académie de Législation, rue de la Colombe,
N°4.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Le contenu du premier volume est connu. Le second volume doit renfermer
des « hôtels, maisons de ville, de campagne, prétoires, arcs de
triomphe, restauration de palais, palais, places, bibliothèques
publiques, châteaux, bergeries, fermes, maisons d’échange, palais des
ministres du ciel, greniers, maisons de spéculations, temples
découverts, villages, villes, asile des talents, asile de Terpsichore,
maisons de plaisirs » ; le troisième volume, des « maisons de ville et
de campagne, pavillons célèbres, palais de ville, palais de plaisance,
communs, caisses générales, usines productives, théâtres, maison de
commerce ; le quatrième, des « maisons de ville et de campagne, réunions
de frères, réunions d’amis, bains publics, comices ruraux, palais
somptueux, lieux de sécurité, maisons de vente, casins ; le cinquième et
dernier enfin sera entièrement consacré aux Propylées de Paris.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La souscription de cette publication très luxueuse ne rencontre pas le
succès espéré. Le 15 septembre 1806, Ledoux vend ses cuivres à
l’architecte Pierre Vignon (auteur de l’église de la Madeleine), les
tirages et tous les documents nécessaires à la continuation de la
publication (pour 24 000 francs). En novembre, quelques jours avant la
mort de l’architecte, la souscription du second volume est annoncée
(Gallet, p. 256). Vignon, faute d’argent peut-être, ne satisfait pas à
l’engagement moral de poursuivre l’entreprise. Des cuivres sont prisés
dans son inventaire après-décès en 1828. S’agit-il de ceux de
&lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt; ? Comment parviennent-ils aux mains des Ramée ? Rien
n’est éclairci. En 1846 à Londres, Daniel Ramée, architecte, publie un
second volume, de deux cent trente planches (aucun exemplaire connu en
France). L’année suivante à Paris, chez Lenoir, en 1847, la publication
se présente sous forme de deux volumes de cent cinquante planches
chacun, soit trois cent planches au total dont une partie apparaissait
déjà dans le premier volume de 1804 (Saline, Chaux et théâtre) mais
aussi beaucoup d’autres qui devaient sans doute initialement être
distribuées dans les quatre tomes conçus par Ledoux. La bibliothèque des
Arts décoratifs, notre partenaire, en détient un exemplaire remarquable
par son état de conservation, qui doit être numérisé.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’une des questions les plus importantes à laquelle nous espérons
apporter une réponse plus argumentée est celle de la chronologie du
projet éditorial. Très rares sont les gravures datées, mais elles
suggèrent une période de préparation de près de vingt années : de 1776,
pour les plans de la saline, à l’an III (22 septembre 1794 au 21
septembre 1795) pour la vue de l’école de Meilland par Sixdeniers.
Gallet affirme que 1773 marque le début de l’entreprise. Jusqu’à quel
moment s’est-elle poursuivie, jusqu’au dernier chantier, jusqu’au
dernier projet ? Durant ces vingt années ou un peu plus, quand Ledoux
a-t-il été sur le point de publier ? Si l’on considère que les dessins
sont presque toujours immédiatement gravés, hypothèse que je défends, il
faut suivre l’activité de Ledoux pour savoir à quel moment il a le plus
investi dans la gravure, soit entre 1776 et 1786, période durant
laquelle le nombre de chantiers est très considérable tout comme les
revenus de Ledoux certainement. Mais, deux autres dates constituent
comme des étapes dans l’avancement du projet.&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;1789 : les dessins sont expédiés en Russie et trois volumes de
planches étaient sans doute prêts car la page de titre conservée
dans le recueil des Inédits de la BHVP, « L’Architecture de C.N.
Ledoux […] Troisième volume » contient «  des plans, élévations,
coupes, vues perspectives » d’édifices « construits ou commencés
depuis l’année 1768 jusques en 1789 ». La plus grande partie de
l’illustration serait donc antérieure à la Révolution, y compris
les planches de propylées et celle des maisons de campagne
destinées à former les alentours de la ville de Chaux.&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;1794 : Ledoux est emprisonné durant toute cette année ; il écrit.&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Des archives, nombreuses, et l’étude du texte et de la gravure
permettront d’affiner cette chronologie.&lt;/p&gt;</content><author><name></name></author><category term="articles" /><summary type="html">Par Dominique Massounie, texte de travail pour le webminaire du 18 juin 2020</summary></entry><entry><title type="html">Appel à candidatures pour un contrat doctoral</title><link href="/actualit%C3%A9s/2020/06/11/doctorat.html" rel="alternate" type="text/html" title="Appel à candidatures pour un contrat doctoral" /><published>2020-06-11T00:00:00+00:00</published><updated>2020-06-11T00:00:00+00:00</updated><id>/actualit%C3%A9s/2020/06/11/doctorat</id><content type="html" xml:base="/actualit%C3%A9s/2020/06/11/doctorat.html">&lt;p&gt;Le labex Les passés dans le Présent et l’Université Paris Lumières lancent un appel à candidatures pour un contrat doctoral flèche sur le projet Ledoux qui s’inscrit dans le programme scientifique 2020-2024.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour les critères d’éligibilité et la constitution du dossier,&lt;br /&gt;
cf. &lt;a href=&quot;http://passes-present.eu/node/44348&quot;&gt;http://passes-present.eu/node/44348&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Date de candidature : 15 juillet 2020&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;profil-de-poste&quot;&gt;Profil de poste&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le projet LEDOUX du labex Les passés dans le présent consiste en la réalisation d’une édition scientifique numérique et collaborative de l’ouvrage de Claude-Nicolas Ledoux de 1804, &lt;em&gt;L’architecture considérée sous le rapport de l’art, des moeurs et de la législation&lt;/em&gt;. Il s’inscrit au croisement des thématiques du labex relatives à l’expérience originale de l’écriture du temps et au processus de constitution de la mémoire d’une oeuvre (construite et écrite) pour le futur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le projet – l’édition scientifique numérique comme ses développements muséaux – est conduit sur une période de trois ans (avril 2020-avril 2022), par Dominique Massounie, maître de conférences en histoire de l’art moderne (HAR-H-Mod, EA4414) et Fabrice Moulin, maître de conférences en littérature française (CSLF, EA1586 - axes Litt&amp;amp;phi et Littérature et Architecture-ILAM).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Se sont associés pour mener à bien ce projet :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Le laboratoire HAR, Histoire de l’art et des représentations, université Paris Nanterre,&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Le laboratoire CSLF - Centre des Sciences des Littératures en Langue Française, université Paris Nanterre,&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;L’Établissement public de coopération culturelle de la Saline royale d’Arc-et-Senans (Conseil départemental du Doubs),&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;La Bibliothèque des arts décoratifs, Paris&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le doctorant, inscrit à l’université de Nanterre, travaillera sous la direction de Marianne Cojannot-Le Blanc, professeure d’histoire de l’art moderne (HAR-H-Mod,EA 4414). Le cas échéant, une co-direction avec un spécialiste de l’histoire de l’architecture pourra être mise en place.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;objectifs-du-projet&quot;&gt;Objectifs du projet&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;On propose de réaliser la première édition scientifique de &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt; de Ledoux, cet ouvrage fascinant, volontairement hermétique et à l’ambition esthétique et philosophique inégalée dans la littérature d’architecture. Cette édition, numérique et collaborative, a pour ambition de restituer l’intégralité du projet éditorial de l’architecte Claude-Nicolas Ledoux, soit le vaste cycle de 5 tomes initialement prévus. Le projet implique de rassembler et d’analyser de manière systématique l’ensemble des planches (près de 500) et plusieurs manuscrits qui témoignent de la préparation de l’entreprise (prospectus, brouillons pour le développement, correspondance…).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le travail d’édition scientifique et numérique suppose d’étudier conjointement l’ensemble des dimensions de l’oeuvre : le texte, les images et l’objet livre. L’étude et l’élucidation du texte est confiée à un collectif de chercheurs deplusieurs disciplines, qui associe les approches littéraires et d’histoire des idées politiques et artistiques des Lumières. L’étude de l’illustration et de l’élaborationdu traité constitue le coeur du travail confié au futur doctorant - un travail de recherche qui contribuera non seulement à la compréhension du projet éditorial mais aussi à la connaissance de l’oeuvre de l’architecte.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;recherche-confiée-au-doctorant&quot;&gt;Recherche confiée au doctorant&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le doctorant réalisera l’inventaire de l’oeuvre gravé dispersé dans les collections publiques et privées, en France comme à l’étranger, ainsi que celui des dessins préparatoires, souvent mal ou non identifiés. Cet inventaire servira de référence pour l’étude de l’oeuvre bâti et projeté de Ledoux. Il procédera à l’étude matérielle, technique et esthétique des estampes comme des dessins, dont la connaissance approfondie lui permettra de renouveler plusieurs problématiques de l’historiographie ledolcienne, parmi lesquelles la chronologie du travail éditorial, la contribution de Ledoux au dessin et à la gravure d’architecture et le rapport de l’architecte aux graveurs de son temps. Sa recherche contribuera également à faire progresser la connaissance de la gravure d’architecture et des graveurs actifs durant la seconde moitié du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, notamment par un travail de recherche biographique. Du début de la décennie 1770 aux premières années du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, l’architecte s’adressa en effet à plus d’une vingtaine d’entre eux, dont certains fort réputés, mais dont le travail demeure à ce jour dans l’ensemble fort méconnu.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’étude de l’illustration de cet ouvrage, considéré tantôt comme un objet singulier tantôt comme la source du renouvellement de la gravure d’architecture au début du XIXe siècle, devrait permettre au doctorant d’écrire un chapitre important de l’histoire du livre d’architecture entre époque moderne et contemporaine.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Enfin, le jeune chercheur participera activement à l’élaboration de l’édition de &lt;em&gt;L’Architecture&lt;/em&gt;, tant scientifique (site dédié) que vulgarisée (table tactile du musée Ledoux à la Saline royale) ce qui lui permettra d’aborder les problématiques de l’édition et de la médiation numériques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le doctorant bénéficiera d’un environnement de travail privilégié. Étroitement associé au travail collectif de l’équipe scientifique, il participera à toutes les réunions du projet et sera directement impliqué dans l’organisation des journées d’études, de trois séminaires de master et du colloque international d’Arc-et-Senans en 2022.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour mener à bien sa recherche, le doctorant bénéficiera d’un accès favorisé aux documents, et de l’accompagnement et de l’expertise des conservateurs des bibliothèques partenaires.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il devra s’approprier le modèle de données mis en place pour le projet. Pour ce faire, l’étudiant sera formé à la Text Encoding Initiative dans le cadre d’une session de formation continue.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le cadre des échanges d’expertises mis en place avec le projet, le doctorant pourra bénéficier d’un accueil privilégié à la Saline d’Arc-en-Senans et accompagnera l’équipe de recherche pour le travail sur les dispositifs de médiation numérique.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;profil-du-candidat&quot;&gt;Profil du candidat&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le candidat sera titulaire d’un master 2 en histoire de l’art et aura bénéficié d’une solide formation en histoire de l’architecture ; il manifestera un intérêt tout particulier pour l’architecture des XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il aura été sensibilisé au dessin et à la gravure ainsi qu’à l’histoire du livre illustré et aux problématiques du rapport texte-image, par l’attention qu’il aura porté à la représentation de l’architecture et au discours de l’architecte.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le futur doctorant sera sensible aux questions d’édition numérique et/ou aux nouvelles formes de médiation. Quelques connaissances dans ces domaines seraient appréciées.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Afin de poursuivre au mieux le travail de localisation et d’identification de dessins et gravures dispersés dans les collections des musées et des bibliothèques, en France comme à l’étranger, il aura connaissance des principaux outils de recherche dans les collections et les archives. Il devra se montrer à l’aise pour nouer des contacts avec les personnels de ces institutions, ainsi qu’avec les marchands et collectionneurs.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;contexte-du-doctorat&quot;&gt;Contexte du doctorat&lt;/h2&gt;

&lt;h3 id=&quot;le-labex-les-passés-dans-le-présent-université-paris-nanterre&quot;&gt;Le labex Les passés dans le présent, Université Paris Nanterre&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Comment forger de nouvelles manières de porter son regard vers le passé et vers le futur, qui nous permettraient de faire face aux défis de notre temps ? La question émane des travaux du labex Les passés dans le présent, qui ont évolué, depuis 2012, vers une expertise scientifique reliant le passé, le présent et le futur. Son approche, ancrée dans les sciences humaines et sociales et les humanités numériques, s’enracine aussi dans les exceptionnelles collections et ressources documentaires des grandes institutions culturelles partenaires : BnF, Archives nationales, INA, musée du quai Branly-Jacques Chirac et musée d’Archéologie nationale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Porté par l’université Paris Nanterre avec l’université Paris 8, le CNRS, l’université Paris Lumières (COMUE) et l’université Paris1 Panthéon Sorbonne, le labex Les passés dans le présent est fondé sur une pratique internationale, inter-institutionnelle et collaborative. Il fait de la professionnalisation des étudiants dans le secteur culturel (innovation numérique, patrimoine, prospective) et du soutien aux jeunes chercheurs une priorité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Portant un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur les relations des sociétés à leur passé et leur futur, le labex Les passés dans le présent se constitue en un véritable pôle interdisciplinaire, qui appréhende toutes les époques, des plus anciennes aux plus contemporaines, de la Préhistoire au temps présent, et toutes les aires géographiques dans une perspective comparatiste et plurilingue.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour plus d’informations : http://passes-present.eu&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;la-comue-université-paris-lumières&quot;&gt;La ComUE Université Paris Lumières&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;La communauté d’universités et établissements (ComUE) Université Paris Lumières (UPL) est créée en 2014 ; elle se compose de 2 membres fondateurs - l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et l’Université Paris Nanterre - et du CNRS. L’Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés - INSHEA, l’Ecole Nationale Supérieur Louis-Lumière, l’ont rejointe par statut - décret 2014-1677 du 29 décembre 2014. Les membres associés, forts de leur richesse et de leur identité, sont progressivement venus renforcer cet ensemble par conventions de partenariat : les Archives nationales, le Musée du Louvre, la Bi- bliothèque nationale de France, Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, le Musée National de l’Histoire de l’Immigration – Aquarium Tropical, le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, l’Institut National de l’Audiovisuel, le Centre d’Etudes, de Documentation et d’Information d’Action Sociale, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, la Maison des cultures du Monde, le Pôle Sup’93, l’Académie Fratellini, l’ETSUP école de travail social et le Musée National d’archéologie de Saint Germain-en-laye. Le Collège International de Philosophie, et son rayonnement national et international, est devenu une composante de la ComUE UPL en 2017.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La ComUE, accompagnée de nombreux partenaires, fonctionne en confédération grâce à une coor- dination fondée sur la recherche du consensus. Elle est caractérisée par le décloisonnement dis- ciplinaire, la pluridisciplinarité et l’innovation. De par sa composition, la ComUE aborde les dimen- sions muséales, patrimoniales et archivistiques de la société et de ses productions, ce qui en fait sa particularité unique en France. Au sein de la ComUE, plus d’une soixantaine d’unités de recherche de Paris Nanterre et Paris 8 met en œuvre ces principes et cette démarche, dont 15 UMR avec le CNRS.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Inscrite à la fois sur le territoire d’Ile-de-France, tout comme à l’international avec plusieurs projets scientifiques, la ComUE UPL porte aussi : une formation expérimentale et pluridisciplinaire le Nou- veau Collège des Etudes Politiques (NCEP) depuis 2016 ; une Ecole Universitaire de Recherche (EUR) ArTeC, un Nouveaux Cursus à l’Université (NCU) So Skilled !, le labex Les passés dans le présent, et l’IDEFI CréaTIC. Elle œuvre sur l’ensemble des disciplines de sciences humaines et so- ciales et s’intéresse aussi à d’autres domaines en sciences exactes ou du vivant (biologie, informa- tique, mathématiques, etc.). La ComUE porte un réel intérêt aux Humanités numériques et s’inscrit dans la dynamique de La Science ouverte.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour plus d’informations : &lt;www.u-plum.fr&gt;&lt;/www.u-plum.fr&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;critères-déligibilité-et-constitution-du-dossier&quot;&gt;Critères d’éligibilité et constitution du dossier&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;cf. &lt;a href=&quot;https://www.u-plum.fr/wp-content/uploads/2020/05/AAP-UPL-Labex-passé-dans-le-présent-LEDOUX-DEF2.pdf&quot;&gt;https://www.u-plum.fr/wp-content/uploads/2020/05/AAP-UPL-Labex-passé-dans-le-présent-LEDOUX-DEF2.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;calendrier&quot;&gt;Calendrier&lt;/h2&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Lancement officiel de l’appel à candidatures : 26 mai 2020&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Fin de dépôt des candidatures : 15 juillet 2020 à 12h (heure de Paris)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Annonce de la pré-sélection des candidat.e.s : 23 juillet 2020&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Audition en visioconférence par le jury constitué : entre le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; et le 11 septembre 2020&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Annonce des résultats : 11 septembre 2020 (au plus tard)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;En fonction des recommandations gouvernementales en lien avec le virus Covid-19, le calendrier est susceptible d’être modifié. Vous en serez informé.e.s. sur la page du Labex consacrée au recrutement &lt;a href=&quot;http://passes-present.eu/node/44348&quot;&gt;http://passes-present.eu/node/44348&lt;/a&gt;. En l’état, lors du présent lancement de cet appel à candidatures, l’ensemble de la procédure est dématérialisée et les auditions sont prévues en visioconférence.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content><author><name></name></author><category term="actualités" /><summary type="html">Le labex Les passés dans le Présent et l’Université Paris Lumières lancent un appel à candidatures pour un contrat doctoral flèche sur le projet Ledoux qui s’inscrit dans le programme scientifique 2020-2024.</summary></entry><entry><title type="html">Journée d’étude Autour de Ledoux</title><link href="/actualit%C3%A9s/2018/05/27/journee-etude.html" rel="alternate" type="text/html" title="Journée d’étude Autour de Ledoux" /><published>2018-05-27T01:11:06+00:00</published><updated>2018-05-27T01:11:06+00:00</updated><id>/actualit%C3%A9s/2018/05/27/journee-etude</id><content type="html" xml:base="/actualit%C3%A9s/2018/05/27/journee-etude.html">&lt;h2 id=&quot;autour-de-ledoux-larchitecte-le-livre-et-lécrivain-au-tournant-des-lumières&quot;&gt;Autour de Ledoux. L’Architecte, le livre et l’écrivain au tournant des Lumières&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Journée d’étude Présidée par Daniel RABREAU, Professeur honoraire, Université Panthéon-Sorbonne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mardi 3 Juillet 2018, Vallée-aux-Loups, Maison de Chateaubriand&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Claude-Nicolas Ledoux (1734-1806) figure parmi les architectes les plus célèbres, voire les plus emblématiques, du siècle des Lumières. En revanche, il est resté, sinon moins connu, du moins très peu étudié, comme écrivain. Son livre, &lt;em&gt;L’Architecture considérée sous le rapport de l’art, des mœurs et de la législation&lt;/em&gt; (1804), très souvent cité, et auquel les historiens empruntent des formules saisissantes et des passages frappants pour illustrer son œuvre d’architecte, est pourtant rarement envisagé pour lui-même, dans la fabrique littéraire de son texte, ou dans sa genèse matérielle et éditoriale comme livre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le sillage, notamment, des travaux de Daniel Rabreau (Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806). &lt;em&gt;L’architecture et les fastes du temps&lt;/em&gt;, Paris/Bordeaux : Centre Ledoux/William Blake, 2000), et en
croisant les approches de l’histoire de l’art, l’histoire du livre, et l’histoire littéraire, c’est à cette figure de l’architecte écrivain que nous nous intéresserons, en cherchant à replacer le livre de Ledoux, son texte fascinant et difficile, dans le large contexte, théorique, esthétique, littéraire et culturel de cette période de troubles et de mutations que les études littéraires ont baptisé le « Tournant des Lumières ».&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;mâtinée&quot;&gt;Mâtinée&lt;/h3&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;9h30 – Accueil des participants et du public&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;10h – Kerim SALOM (ENSA Paris-Belleville, IPRAUS),&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Influences des théories du langage sur l’architecture à la fin de
l’âge classique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;10h30 – Christopher DREW ARMSTRONG (Université de Pittsburgh),&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Vers une histoire de l’architecture mondiale au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;11h – Hugues MARCHAL (Université de Bâle),
 &lt;em&gt;L’architecte et le poète : la relation entre Ledoux et Delille.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;11h30 – Vincenzo DE SANTIS (Université de Bari),
 &lt;em&gt;Désir de *bienséance&lt;/em&gt; et tentation du &lt;em&gt;bizarre&lt;/em&gt;. imagerie végétale et
paysage naturel dans L’architecture.*&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Chaque communication sera suivie d’une discussion&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;après-midi&quot;&gt;Après-midi&lt;/h3&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;Table-ronde Genèse, conception et éditions du livre de Ledoux&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;14h-16h – Emmanuel CHATEAU-DUTIER, Dominique MASSOUNIE et Fabrice MOULIN, &lt;em&gt;Dans la forge du texte : essai de lectures croisées du passage de la *Forge à canons&lt;/em&gt;.*&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;Discussion, animée par Daniel RABREAU&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;/assets/pdf/programmeLedoux2018.pdf&quot;&gt;Programme (pdf)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;organisation&quot;&gt;Organisation&lt;/h2&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Emmanuel CHÂTEAU-DUTIER 
(Université de Montréal – &lt;a href=&quot;https://raa19.com&quot;&gt;RAA19&lt;/a&gt;, GREN),&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Dominique MASSOUNIE 
(Université Paris Nanterre – &lt;a href=&quot;http://har.u-paris10.fr&quot;&gt;HAR-H-MOD&lt;/a&gt;),&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&amp;amp; Fabrice MOULIN 
(Université Paris Nanterre – &lt;a href=&quot;https://cslf.parisnanterre.fr&quot;&gt;CSLF&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h2 id=&quot;se-rendre-à-la-vallée-aux-loups&quot;&gt;Se rendre à LA VALLÉE-AUX-LOUPS&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Ligne B, station Robinson (terminus), puis prendre l’itinéraire piétonnier fléché (environ 20-25 minutes à pied) matérialisé sur le plan, en passant par la rue Anatole France.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Paladin ligne 11, arrêt « Arboretum – Maison de Chateaubriand » (sauf le soir et le week-end). Ligne desservant le RER Robinson et le parc de Sceaux (coulée verte).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Renseignements sur &lt;a href=&quot;www.transdev-idf.com&quot;&gt;www.transdev-idf.com&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;www.transdev-idf.com&quot;&gt;www.valleesud.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</content><author><name></name></author><category term="actualités" /><summary type="html">Autour de Ledoux. L’Architecte, le livre et l’écrivain au tournant des Lumières</summary></entry></feed>